jeudi 29 septembre 2011

EXPLICATION DE TEXTE

Cela fait maintenant une dizaine d’années que j’ai pris la décision de rentrer dans mon pays d'origine, natal enfin comme vous le voulez, de rentrer au bled comme le disent si bien nos jeunes. Je veux  au travers de ce blog vous faire partager mon expérience de retour dans mon cher pays natal le Bénin. De la prise de décision, de sa concrétisation, du déménagement, de l'arrivée en terre africaine, puis des rapports avec mes compatriotes, avec ma famille, des expériences professionnelles et bien entendu quelques extraits sur mes amours.
Alors, si vous envisagez de rentrer dans votre pays d'origine, de l'origine de vos parents ou tout simplement d'où vous êtes natifs, lisez  mes articles en espérant qu’ils vous seront d'une quelconque utilité. Il faut  tout de même dire que c'est bien des années après ma naturalisation que je me suis lancée dans mon aventure "back to roots". Je ne suis pas sûre que si je devais encore aller faire la queue à la Préfecture de Bobigny dès 4 heures du matin, et ce chaque année ou chaque décenie j'aurai agit de la même manière. Enfin bref. Toujours est-il que j'ai décidé de reprendre mon vol dans le sens contraire de la migration habituelle.
Avant de débuter ce blog, je voudrais faire un peu d’explication de texte aux non béninois ou aux béninois ayant coupés le cordon ombilical depuis trop longtemps. Le terme « venu de France » s’applique aux biens de consommation tels que véhicules, réfrigérateurs, cuisinières, ordinateurs… usagés délaissés par les occidentaux et qui sont expédiés par cargos entiers dans notre pays le Bénin qui se charge de les ventiler allègrement dans la sous-région. Ce sont souvent pour exemple dans le cas des véhicules, ceux gravement accidentés et retirés de la circulation, les indésirables parce que consommant trop d’essence ou d’énergie, les autres ne respectant pas les normes environnementales de leur pays d’origine ou tout simplement les biens de consommation ne trouvant plus grâce aux yeux des anciens propriétaires. Une fois arrivés dans nos pays, ce sont des articles qui s’arrachent à prix d’or contribuant ainsi à l’économie de notre pays puisque les droits de douane sont prohibitifs sur ces importations, ainsi qu’à la pollution de nos villes.
J’ai toujours du mal à comprendre pourquoi nous les pays africains ou du tiers monde doivent devenir les poubelles des pays occidentaux. Oui, je sais, le pouvoir d’achat, la pauvreté… Mais nos dirigeants, pensent-ils à l’impact de ses « venus de France » sur l’environnement et la santé des populations ? Je sais, ceci n’est pas le sujet de mon article. Mais nous y reviendrons.
Je vois déjà d’ici les sourires en coin de certains pressés de faire l’amalgame ou la relation…entre le matériel "venu de France et la venue de France" que je suis. Il est vrai que cette expression s’applique aussi aux autochtones décidés à rentrer dans leur pays d’origine mais cela ne veut nullement  signifier que nous soyons accidentés, mais polluants et indésirables en Europe assurément pour certaines catégories de personnes de l'Extrême Droite en particulier.
Revenons donc à notre sujet « Repartir dans son pays d’origine après avoir passé quelques décennies en Europe », parce que c’est bien de cela qu’il s’agit.

1 commentaire:

Anonyme a dit…

Ce blog est une bonne idée et nous sentons déjà dans les textes un certain humour. Nous allons te l'alimenter car il y a à dire sur les retours au pays.